Résumé
Le roman en tant qu'oeuvre d'art doit-il être à visée uniquement sociale et civilisante pour la classe la plus nombreuse et la plus pauvre ? Ou doit-il ne servir à rien pour être beau ? Nous verrons que (1) Le roman n'est en rien obligé de servir à quelque chose (liberté de l'artiste, art pour l'art ...), (2) Mais tout en restant une oeuvre d'art, le romancier peut choisir de donner une visée sociale à son oeuvre et que (3) Finalement, le roman par sa nature même, ne peut s'empêcher d'être utile. Dissertation de 12 pages au format Word (environ 3600 mots).
Extrait:
Âge d'or du roman, le XIXème siècle est fortement marqué par deux courants littéraires principaux : le Romantisme et le Réalisme. Ces deux écoles, bien qu'opposées, se donnent entre autres des visées sociales, morales, presque philosophiques. C'est sans doute dans cette optique que les « critiques utilitaires » s'étonnent et s'indignent q'une œuvre n'aie « rien de civilisant et de progressif », ou s'occupe de « la forme, du style, de la rime » au lieu de chercher à guérir l'humanité de ses maux. A cela, Théophile Gautier répond que « tout ce qui est utile est laid ». Selon le parnassien, « il n'y a de beau que ce qui ne peut servir à rien ». Le beau semble alors le but ultime de l'écriture. Le roman doit-il donc servir à quelque chose? Est-il, comme le laissent entendre les « critiques utilitaires », dans l'obligation de servir des causes morales ou sociales, pour avoir une valeur ? Et à l'inverse, le roman peut-il volontairement « faire la grande synthèse de l'humanité » sans perdre sa valeur d'œuvre d'art ? Car il est d'abord indéniable que reprocher à un roman de ne pas servir « la génération » est absurde. Le roman, en tant qu'œuvre d'art littéraire est avant tout une ...