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Document présent dans la catégorie Littérature

Littérature

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Baudelaire, "Confiteor de l'artiste", tiré de "Petits Poèmes en Prose"

Littérature | 8 pages | 28-02-2008 | Format : Document Adobe Acrobat PDF | Note : Non noté

PRIX : 3.60€ |
Résumé

Commentaire composé de le "Confiteor de l'artiste" de Baudelaire, paru dans les Petits poèmes en prose. Il permet de comprendre la raison de l'expression de sentiments paradoxaux du poète au sein de la nature. Plus largement, l'étude insiste aussi sur le rôle de ce poème au sein de l'esthétique baudelairienne.

Sommaire:

Introduction

I) Particularité de la forme et thèmes principaux qui participent à la compréhension

A. Un poème en prose
B. Une confession
C. Un langage philosophique

II) Les rapports qui unissent le poète et la nature

A. Lier la nature et le poète
B. Une esthétique de l'unisson

III) Une réflexion sur la création

A. Une inspiration sensuelle...
B. ...qui s'avère utopique
C. Expression du dilemme

Conclusion

Poème analysé:

Que les fins de journées d'automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu'à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité ; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini.

Grand délice que celui de noyer son regard dans l'immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l'azur ! une petite voile frissonnante à l'horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.

Toutefois, ces pensées, qu'elles sortent de moi ou s'élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L'énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.

Et maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité m'exaspère. L'insensibilité de la mer, l'immuabilité du spectacle, me révoltent... Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.

Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris - Poème III.


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