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Document présent dans la catégorie Philosophie

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La vertu selon Spinoza

Philosophie | 3 pages | 26-02-2008 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté |

PRIX : 1.80€ |
Résumé

Etude d'un texte du philosophe Baruch Spinoza : Proposition XX de l'Ethique IV : La servitude de l'existence humaine.

Cette proposition traite de la vertu : qu'est-ce que la vertu ? Qui est vertueux ? Au travers de différents exemples, ce texte tente de répondre à ces questions.

Sommaire:

I) En quoi Spinoza redéfinit-il la vertu ?
II) Quel est le contraire de la vertu ici ?
III) Quel est l'exemple pris à l'appui de cette définition dans le Scolie ? Expliquez le choix de l'exemple
IV) Contre qui cet exemple est-il utilisé ? Expliquez la conception adverse

Texte analysé:

Plus chacun s'efforce de chercher ce qui lui est utile, c'est-à-dire de conserver son être, et en a le pouvoir, plus il est doté de vertu ; et, au contraire, en tant que chacun néglige ce qui lui est utile, c'est-à-dire son être, en cela, il est impuissant.
Démonstration : La vertu est la puissance de l'homme, qui se définit par la seule essence de l'homme (par la Défin. 8 de cette p.), c'est-à-dire (par la Prop. 7 p. 3) qui se définit par le seul effort que fait l'homme pour persévérer dans son être. Plus donc chacun s'efforce de conserver son être et en a le pouvoir, plus il est doté de vertu, et par conséquent (par les Prop. 4 et 6 p. 3), en tant que quelqu'un néglige de conserver son être, en cela il est impuissant. C. Q. F. D.

Scholie : Personne donc, à moins d'être vaincu par des causes extérieures et contraires à sa nature, ne néglige d'aspirer à ce qui lui est utile, autrement dit, de conserver son être. Personne, dis-je, par la nécessité de sa nature et sans y être contraint par des causes extérieures, ne répugne à s'alimenter, ou bien ne se suicide, ce qui se peut faire de bien des manières ; car l'un se tue parce qu'un autre l'y force, en lui tordant la main qui par hasard avait saisi un glaive, et en le forçant à tourner ce glaive contre son coeur ; un autre, c'est le mandat d'un Tyran, comme Sénèque, qui le force à s'ouvrir les veines, c'est-à-dire qu'il désire éviter par un moindre mal un plus grand ; ou bien enfin c'est parce que des causes extérieures cachées disposent l'imagination de telle sorte, et affectent le Corps de telle sorte, que celui-ci revêt une autre nature, contraire à la première, et dont il ne peut y avoir l'idée dans l'Esprit (par la Prop. 10 p. 3). Mais que l'homme, par la nécessité de sa nature, s'efforce de ne pas exister, ou de changer de forme, cela est aussi impossible que de faire quelque chose à partir de rien, comme chacun peut le voir en méditant un peu.

Baruch SPINOZA, Ethique.


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