Résumé
Il existe deux grandes manières d'appréhender les groupes sociaux.
Les approches réalistes (Marx, Dahrendorf, Mendras, Bourdieu) sont des groupements de faits et non des groupements construits par le sociologue à partir de critères multiples. Ces groupements de fait impliquent une conscience collective, une conscience de classe dirait Marx. Il est nécessaire que les individus se sentent appartenir à une communauté. Les personnes sont présumées entretenir des relations entre elles, avoir des opinions analogues... Surtout, elles se considèrent elles-mêmes comme appartenant à une même catégorie et possédant une identité différente des autres groupes.
Au contraire dans les approches nominalistes (Parsons, Warner, Weber) le but est de définir des classes en rassemblant les individus ayant des caractéristiques communes (profession, revenu, diplôme) sans pour autant que les individus ainsi réunies forment un groupe réel et se sentent appartenir à ce groupe. Dans la perspective nominaliste, l'objectif est de mesurer les différents (...)
Sommaire:
I) La conception marxiste des classes
II) L'approche néo-marxiste de R. Dahrendorf
III) Limite des approches marxistes des classes