Résumé
Dissertation de philosophie qui, après avoir défini les termes du sujet, répond à différentes questions. Dans quelle mesure puis-je avoir accès à mon « je » (moi) à ma personne réelle ? Devrais-je reconnaître que je ne me connais pas entièrement et même que je ne suis pas entièrement maître de mes actes ? En ce cas, ne serait-ce pas finalement renoncer à être "moi", c'est-à-dire un sujet responsable de lui-même ? ...
Extrait:
Au premier abord, nul ne me semble plus proche ni plus familier que moi-même : je sais en effet de façon immédiate que je suis, et de façon réfléchie qui je suis, tant dans mon être corporel que psychologique ou moral. Toutefois, dans le mouvement de retour sur moi-même, j'ai aussi souvent l'impression qu'une partie de moi-même m'est étrangère : non seulement je ne réussis pas à me connaître objectivement, de façon exacte, mais il semble qu'un autre est en moi, s'exprime en moi, et me fait agir malgré moi, cet autre que Freud a désigné par le terme d'inconscient puis de « ça ». La Formule de Rimbaud « Je est un Autre » serait alors vérifiée (...)
Sommaire:
Aide
Réflexion
Introduction
I) A première vue, nul n'est plus familier que moi-même (connaissance et maîtrise du moi)
II) L'extériorité du moi à lui-même et l'aliénation (je suis pour moi-même, à mes propres yeux, un « étranger », aliénation = étranger)
III) L'autocréation d'un moi unique vigilant à l'égard de lui-même et responsable
Conclusion