Résumé
Dissertation de philosophie s'interrogeant sur la raison qui pousse les hommes à travailler. Nous nous proposons d'étudier dans un premier temps en quoi le travail correspondrait à une nécessité vitale de l'homme et ce qui en fait sa connotation de souffrance, et dans un second temps nous étudierons le travail comme but de l'homme, c'est-à-dire comme perfectionnement même de l'humanité. Il nous faudra enfin comprendre pourquoi le travail est néanmoins fui par la plupart s'il est dans son essence facteur de perfectionnement de l'homme.
Extrait:
Chassés de l'Eden où tout leur était acquis, Adam et Eve sont contraints de travailler, pour sustenter leurs besoins. Ce mythe biblique met en avant la caractéristique pénible et contraignante du travail dès lors perçu comme punition. D'ailleurs, le but de la plupart des hommes lorsqu'ils entreprennent de travailler (le travail étant intégré à l'économie politique depuis Adarn Smith au XVII0 siècle) est l'oisiveté d'une retraite dorée. On travaille dans le but de ne rien faire. Le travail comme moyen d'atteindre la paresse.
Or, si le travail est une punition, comment peut-on justifier que certains hommes y prennent du plaisir et oublient même l'éventualité d'un retrait de la vie active ? Le travail ne serait-il pas dès lors considéré comme un but en soi ? Mais dans la situation économique actuelle, c'est-à-dire avec l'avènement du salariat, en quoi pourrions-nous considérer le travail pour autrui comme un but ? N'est ce pas là une forme du travail avilissante pour l'homme? Comment y percer un quelconque plaisir ? Ne serait-ce pas plus «humain» de se passer du travail ?
Nous nous proposons d'étudier dans un premier temps en quoi le travail correspondrait à une nécessité vitale de l'homme et ce qui en fait sa connotation de souffrance, et dans un second temps nous étudierons le travail comme but de l'homme, c'est-à-dire comme perfectionnement même de l'humanité. Il nous faudra enfin comprendre pourquoi le travail est néanmoins fui par la plupart s'il est dans son essence facteur de perfectionnement de l'homme (...)