Résumé
Proposition de commentaire du discours de Pangloss, contenu dans le chapitre premier de
Candide. Faux philosophe flatteur et verbeux, Pangloss, dans une prise de parole délicieusement absurde, fait preuve de sa pédanterie ici satirisée. Le commentaire est bâti à partir de deux axes principaux.
Extrait:
Conte philosophique éponyme écrit en 1759 par Voltaire, Candide propose un mélange de conte traditionnel et de réflexions philosophiques qui sollicitent à la fois l'imagination et la raison du lecteur, réconciliant ainsi registres humoristique, didactique et critique.
Vulgarisant son idéal empiriste soulevant les erreurs de logique de philosophes comme Leibniz, Voltaire ruine, à travers cet incipit magistral et célèbre, la philosophie pédante de Pangloss, incarnation même de la pensée optimiste. Le commentaire s'attachera à montrer le caractère spécieux du discours de Pangloss (...)
Sommaire:
Problématique : En quoi le discours de Pangloss, sous des airs logiques, est-il particulièrement spécieux (illogique) ?
I) Un discours qui a l'air logique...
II) ...mais qui est complètement absurde
La conclusion
Texte analysé:
Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement : car, tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes, aussi avons-nous des lunettes. Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées, et pour en faire des châteaux, aussi monseigneur a un très beau château ; le plus grand baron de la province doit être le mieux logé ; et, les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l'année : par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise ; il fallait dire que tout est au mieux.