Résumé
Lecture croisée des sonnets 3, 5 et 26 de
Les Antiquités de Rome. Commentaire de texte réalisé en 3ème année de Lettres Modernes. Il traite de la grandeur et de la décadence de la ville éternelle décrit par Du Bellay. Ce devoir offre une étude approfondie de ces sonnets.
Extrait:
Les Antiquités de Rome nous plongent dans un voyage à travers le temps et célèbrent selon l'antithèse en vogue, la grandeur et la décadence de la ville. Du Bellay nous conduit vers cette gloire passée que fut Rome afin de pouvoir mieux mesurer par contraste la décadence présente. Véritable objet de fascination, la Rome majestueuse de l'Antiquité n'est plus qu'une ruine, ville trop belle et trop puissante pour avoir pu résister au temps. Le poète ne laisse plus que la trace d'une nostalgie, une vision contemplatrice par des métaphores souvent dédoublées en termes antithétiques et file le symbole pour ne l'expliquer qu'à la chute. Du Bellay joue à la fois le rôle de guide, nous conduisant des bords du Tibre au Forum, mais c'est aussi l'historien ou le cartographe qui parle. Pointant ses vers vers la « Ville éternelle », Rome n'est plus que le lieu de l'idéalisation. Du Bellay ressuscite l'histoire en nous offrant une vision contemplatrice ambivalente. Dans les sonnets 3, 5 et 26, Du Bellay développe la grandeur passé de Rome, sa puissance et sa magnificence, son rayonnement international et sa chute prématurée. Mais ces sonnets sont aussi implicitement une réflexion du poète sur l'art d'écrire, comme seule trace encore visible de ce qui à été voué à la disparition (...)
Sommaire:
Introduction
I) Le séjour de Du Bellay à Rome
II) Entre décadence et nostalgie
III) Rome comme ruine
Conclusion