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G. Berkeley, "Les principes de la connaissance humaine" (1710) - extrait

Philosophie | 8 pages | 04-02-2008 | Format : Document Adobe Acrobat PDF | Note : Non noté |

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Résumé

Commentaire d'un extrait de texte philosophique ayant pour objet G. Berkeley, Principes de la connaissance humaine (1710), § 3, trad. M. Phillips, in Oeuvres, tome I, PUF, p. 320.

Extrait:

Le texte commence de prime abord par l'exposé de la thèse de l'auteur. En effet, Berkeley commence par nous expliquer que le monde corporel n'existe qu'en tant qu'objet de perception, Berkeley part des sensations pour démontrer qu'au moyen des sens nous ne connaissons que nos perceptions. Il n'y a pas d'au-delà des choses perçues, de substance, de permanence ; il n'y a que des esprits et des idées de ces esprits (...)

Extrait commenté:

Le monde n'est rien d'autre que notre perception

Il semble évident que les diverses impressions ou idées imprimées sur les sens, [...] ne peuvent exister autrement que dans un esprit qui les perçoit. Je pense qu'une connaissance intuitive de cela peut s'obtenir par quiconque fera attention à ce que veut dire le terme « exister » lorsqu'il est appliqué aux choses sensibles. Je dis que la table sur laquelle j'écris existe, c'est-à-dire que je la vois et la touche ; et, si je n'étais pas dans mon bureau, je dirais que cette table existe : ce par quoi j'entendrais que, si j'étais dans mon bureau, je pourrais la percevoir ; ou bien, que quelque autre esprit la perçoit actuellement. « Il y eut une odeur », c'est-à-dire, elle fut sentie ; « il y eut un son », c'est-à-dire, il fut entendu ; « il y eu une couleur ou une figure » ; elle fut perçue par la vue ou le toucher. C'est tout ce que je puis entendre par des expressions telles que celles-là. Car, quant à ce que l'on dit de l'existence absolue de choses pensantes ; sans aucun rapport avec le fait qu'elle soient perçues, cela semble parfaitement inintelligible. L'esse de ces choses là, c'est leur percipi ; et il n'est pas possible qu'elles aient un existence quelconque en dehors des esprits ou des choses pensantes qui les perçoivent.

G. Berkeley, Principes de la connaissance humaine (1710), § 3, trad. M. Phillips, in Oeuvres, tome I, PUF, p. 320.

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