Résumé
Explication du texte de Malebranche sur la raison universelle « il n'y a personne qui ne sache, du moins confusément [...] la souveraine raison, ou à la raison universelle que tous les hommes consultent ».
Extrait:
La différence entre homme et animal, ce qui fait de lui « un sujet souverain au milieu d'un univers d'objets » (Simone de Beauvoir) est la raison, propre à l'homme, c'est-à-dire la faculté supérieure qui commande aussi bien le langage, la pensée, la connaissance et la moralité. Cette raison, qui fait de nous des « animaux raisonnables » (Aristote) ou des « roseaux pensants » (B. Pascal) est définie par trois grands concepts : concevoir, juger et raisonner.
Ainsi, pour concevoir un concept, en plus de faire appel au langage pour l'exprimer par le biais de mots, il faut leur donner du sens en les reliant dans une phrase. Par là, la faculté de juger, c'est-à-dire de relier deux concepts ou idées dans une phrase devient nécessaire. On aboutit donc au raisonnement qui est l'enchaînement de phrases amenant à une démonstration logique, respectant le principe de non contradiction. Le principe de la raison se vérifie notamment avec les mathématiques, science abstraite de l'esprit (...)
Sommaire:
Introduction
I) Malebranche explique que la différence entre l'homme et l'animal est la raison universelle. (de la ligne 1 à 4 du début à « fort peu en peine de le découvrir »)
II) Un raisonnement appliqué cherchant à déterminer le détenteur de cette raison universelle de la ligne 4 « je vois par exemple que 2 et 2 font 4... » à la ligne 7 « ...ne les voient point dans le mien »
III) La raison comme nécessaire, ligne 7 « Il est donc nécessaire... » à la ligne 8 « ...il y a d'intelligence », puis la raison est bien universelle , ligne 8 à 10 « car si la raison [...] que je vois »
VI) La nuance entre raison théorique et pratique ligne 10 à 13 « ainsi la raison [...] un homme passionné »
V) Un cas particulier illustrant cette séparation ligne 13-14 « lorsqu'un homme [...] a horreur » puis Malebranche en conclut que quelque chose n'est raisonnable et sensé que lorsqu'il correspond à la raison théorique universelle ou à la raison pratique suivie par le plus grand nombre , ligne 14 à la fin « ce sont des raisons [...] les hommes consultent »
Conclusion