Résumé
Commentaire de la phrase de Georges Vedel issue du Monde du samedi 16 septembre 2000 : "En réalité, la cohabitation est une béquille peut-être nécessaire en cas d'accident, mais ceci ne veut pas dire que les accidents soient bienfaisants et qu'il faille les provoquer."
Extrait:
Au lendemain des élections législatives de mars 1986, François Mitterrand prend acte de la victoire de l'opposition. La cohabitation s'installe. En fait, ce terme désigne la coexistence d'un Président de la République initialement élu par une tendance politique et d'un gouvernement soutenu par une majorité parlementaire de tendance adverse.
Le doyen Vedel s'exprime dans un contexte de cohabitation qui a été pleinement voulue par l'électorat et globalement appréciée par l'opinion qui y voit une manière de rassembler les camps derrière une politique unique. Il n'estime pas que la cohabitation est nécessaire mais il reconnaît qu'elle peut être utile. Il pose la question de la constitutionnalité de la cohabitation avec toutes les problématiques complémentaires qui s'en suivent(la béquille) et d'autre part de son opportunité au regard de mécanismes du pouvoir prévus par la constitution(les accidents à ne pas provoquer). Par « accidents » il faut comprendre les cas de discordances de couleur politique entre le Président et l'Assemblée Nationale et qui peuvent procéder au hasard des résultats électoraux.
Sommaire:
Introduction
I) La cohabitation, une réponse utile au blocage des institutions
II) La cohabitation, une réponse provisoire et insatisfaisante au blocage des institutions