Résumé
Guide de rédaction d'un commentaire sur le texte (niveau lycée) de Thomas Hobbes "on objectera..." sur la politique. Il contient une biographie de l'auteur, une introduction rédigée, de pistes de réflexion pour le développement et la conclusion.
Extrait:
Thomas Hobbes naquit à Malmesbury en 1588. Après des études à l'université d'Oxford, il devint précepteur du fils aîné de Lord Cavendish à qui il restera lié. Sa traduction (publiée en 1628) de
l'Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide témoigne de son intérêt précoce pour la philosophie politique dans sa vocation à penser la nature conflictuelle du rapport des hommes entre eux (...)
Sommaire:
I) Extrait
II) Brève biographie
III) Introduction
IV) Quelques éléments de réflexion
V) Ouverture pour la conclusion
Texte analysé:
On objectera peut-être ici que la condition des citoyens est misérable, exposés qu'ils sont à la concupiscence et aux autres passions sans règle de celui ou de ceux qui ont en main un [...] pouvoir illimité [...]. Mais les gens ne tiennent pas compte de ce que la condition de l'homme ne peut jamais être exempte de toute espèce d'incommodité ; et de ce que les plus grandes incommodités dont on peut imaginer affligé l'ensemble du peuple, sous quelque forme de gouvernement que ce soit, sont à peine sensibles au regard des misères et des calamités affreuses qui accompagnent soit une guerre civile, soit l'état inorganisé d'une humanité sans maîtres, qui ignore la sujétion des lois et le pouvoir coercitif capable d'arrêter le bras qui s'apprêtait à la rapine ou à la vengeance. Ils ne tiennent pas compte non plus de ce que, lorsque ceux qui les gouvernent souverainement leur imposent les fardeaux les plus lourds, cela ne procède pas de l'attente d'un plaisir ou d'un avantage quelconque que pourrait leur valoir le préjudice ou l'affaiblissement de leurs sujets, dont la vigueur est le fondement de leur force et de leur gloire, mais du caractère rétif des gouvernés eux-mêmes, et de la mauvaise grâce qu'ils apportent à contribuer à leur propre défense, obligeant ainsi leurs gouvernants à leur soutirer ce qu'ils peuvent en temps de paix, afin d'avoir les moyens de résister ou de l'emporter sur leurs ennemis, en cas d'occasion imprévue ou de besoin soudain.