Résumé
Lecture analytique (fonctionne aussi en tant que commentaire composé non rédigé mais très bien ordonné) du sonnet intitulé "Les aveugles" de Charles Baudelaire dans
Les Fleurs du Mal.
Extrait:
Baudelaire, premier poète de la modernité a été attiré par le spectacle de la ville contrairement à la nature, source pour lui d'excitation intellectuelle et d'ivresse sensuelle par laquelle il essaie de se divertir de son spleen dans les 18 poèmes des Tableaux parisiens, deuxième section de l'édition de 1861 de
Les Fleurs du Mal (...)
Sommaire:
Introduction
I) Les structures de ce poème
II) Les registres
III) L'invitation à la méditation
Conclusion
Poème:
Contemple-les, mon âme ; ils sont vraiment affreux !
Pareils aux mannequins, vaguement ridicules ;
Terribles, singuliers comme les somnambules,
Dardant on ne sait où leurs globes ténébreux.
Leurs yeux, d'où la divine étincelle est partie,
Comme s'ils regardaient au loin, restent levés
Au ciel ; on ne les voit jamais vers les pavés
Pencher rêveusement leur tête appesantie.
Ils traversent ainsi le noir illimité,
Ce frère du silence éternel. Ô cité !
Pendant qu'autour de nous tu chantes, ris et beugles,
Eprise du plaisir jusqu'à l'atrocité,
Vois, je me traîne aussi ! mais, plus qu'eux hébété,
Je dis : Que cherchent-ils au Ciel, tous ces aveugles ?