Résumé
Commentaire de document d'histoire byzantine sur la mort de la porphyrogénète Kyra Anne la Kaisarissa.
Extrait:
L'éloge funèbre de Georges Tornikios que nous allons étudier s'inscrit à la suite de la mort de l'impératrice Anne Comnène, en 1153. Mais si l'on tient compte du discours d'introduction, on constate que le temps a passé entre le moment où Anne Comnène est morte et celui du discours. On peut donc se demander quel est l'intérêt de cet éloge.
L'analyse que nous pouvons faire de ce texte est la suivante :
Dans un premier paragraphe, l'auteur nous explique quelles ont été les motivations qui l'ont amené à rédiger cet éloge. Il affirme que ce n'est certainement pas pour se lamenter. C'est ainsi qu'il dresse le tableau de la pensée orthodoxe face à la mort. Ce tableau paraît d'autant plus intéressant qu'il est fait par Georges Tornikios, évêque d'Ephèse à partir de 1155.
Puis, dans un second paragraphe, l'auteur s'adresse directement à la défunte à qui il fait une description élogieuse, par une mise en avant des qualités de l'impératrice et du rôle qu'elle exerça ici bas. Cet hommage paraît avoir un but orthodoxe puisqu'il justifie le destin d'Anne Comnène dans l'au-delà, à savoir son salut éternel.
On peut donc se demander si cet éloge est mis au service du défunt ou s'il sert plutôt la pensée orthodoxe (...)
Sommaire:
Introduction
I) L'éloge funèbre : un exemple de production rhétorique
A. La rhétorique, un style populaire
B. Les procédés rhétoriques
C. La rhétorique : un moyen d'argumentation
II) L'éloge funèbre : une production au service de la défunte
A. Anne Comnène en tant que modèle humain
B. Anne Comnène en tant que modèle politique
C. Anne Comnène, un modèle de sainteté
III) Une production au service de l'orthodoxie
A. La mise en avant d'une théologie à double face, l'une terrestre, l'autre céleste
B. L'attitude chrétienne face à la mort
C. La mort, une délivrance pour la résurrection