Résumé
À entendre les caprices des uns et des autres au jugement d'une oeuvre d'art, on jurerait que l'art est l'ennemi de l'universel. Non seulement on tente d'aimer selon des critères, ("j'aime telle oeuvre parce que j'aime le rouge"), mais en plus ceci ouvre la voie vers la relativité de la beauté aux goûts des individus. Contre ce nihilisme double, qui se prétend "liberté", ne pouvons-nous pas trouver dans l'art un moyen de nous mettre d'accord sur une valeur commune ? Chacun n'est-il pas capable d'éprouver librement un sentiment de plaisir qui peut être commun à tous ? Le jugement de goût a-t-il une vocation morale ? (...)
Sommaire:
Introduction
I) Dogmatisme et relativisme : l'art contre l'universel ?
II) Vocation morale d'un goût esthétique
III) L'art peut-il tout représenter ?
Conclusion