Résumé
Analyse de l'oeuvre de Marc Trillard
Le Maître et la Mort sous l'angle de la violence.
Extrait:
On peut relever une certaine complicité entre le pouvoir politique et les institutions religieuses à travers les siècles ; plusieurs cas sont avérés du pouvoir politique au service de la religion, ou l'inverse. Et c'est sans doute cette promiscuité du politique et du religieux qui, quant à la gestion de la cité, favoriserait l'installation d'un certain nombre d'abus dans la société. Ce fut le cas au Moyen Age avec l'oppression exercée sur les classes pauvres par les seigneurs, les soldats ; et par l'église propriétaire et éducatrice. Rappelons par exemple la crise du Xeme siècle où la Rome papale versait dans la corruption, la violence, la débauche, ou encore l'Inquisition, qui usait de l'emprisonnement, de la flagellation et du bûcher.
Aujourd'hui plus qu'hier, la tendance est à la Séparation de la religion d'avec l'Etat (début XXème siècle : 1902). Mais il reste tout de même à déplorer l'existence au XXIème siècle des Etats théocratiques au sens où l'on trouverait une religion d'Etat imposée à une société violentée et prise en otage. A propos, tout porte à croire que les religions se détournent de la formation spirituelle de l'Homme pour favoriser l'intégrisme, la politique et la course à l'argent. En effet, le capitalisme semble s'être saisi des mouvements religieux, tels que les Eglises du Réveil ; à ce point que Marc Trillard, dans son roman, “Le Maître et la Mort“,développe l'aspect ostentatoire de leur goût prononcé pour le profit. Et c'est à une classe sociale fortement fragilisée par des pratiques politiques douteuses qu'un certain sectarisme religieux viendrait à s'appliquer et ruinant ainsi davantage son image (...)
Sommaire:
Introduction générale
Première partie : la violence du pouvoir politique
I) Totalitarisme criminel et impunité
II) Impact social de la violence politique
Conclusion partielle
Deuxième partie : la violence par le fait religieux
I) La pratique religieuse entre espoir et refuge
II) Un sectarisme religieux sur un peuple aux abois
Conclusion partielle
Troisième partie : adéquation écriture/violence
I) Violence des formes lexicales et syntaxiques
II) Structure générale et procédés du style
Conclusion partielle
Conclusion générale
Bibliographie