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Document présent dans la catégorie Fiche de lecture

Fiche de lecture

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Baudelaire, "A une mendiante rousse"

Fiche de lecture | 2.5 pages | 20-12-2007 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté

PRIX : 3.60€ |
Résumé

Commentaire du poème A une mendiante rousse de Baudelaire tiré de son recueil de poème Les Fleurs du Mal. Comment Baudelaire fait-il pour rendre cette mendiante d'une rare beauté ? Quelle fonction de la poésie nous expose t il ?

Extrait:

C'est au 19ème siècle, avant la période symboliste, que Baudelaire manifeste tout son talent et notamment à travers son recueil de poèmes, Les Fleurs du Mal, qui représente parfaitement la nouveauté qu'il apporte à la poésie. Publié par Baudelaire en 1861 dans la section des « Tableaux Parisiens » des Fleurs du Mal, le poème « A Une Mendiante Rousse » s'inscrit dans la perspective générale du recueil : assigner à la poésie le pouvoir de saisir la beauté sous « les haillons de la misère ».
Ce long poème de quatorze strophes en heptasyllabes dont les strophes se terminent par un vers pair de quatre syllabes s'adresse directement à la jeune fille dont il fait l'éloge.
C'est pourquoi nous allons, dans un premier temps, nous demander comment Baudelaire nous propose un éloge paradoxal de la jeune femme dans la mesure où il chante la beauté d'une mendiante. Nous verrons ensuite la valeur de la « pause » que marque Baudelaire au cours de sa description. Enfin, nous étudierons le brusque retour à la réalité (...)

Sommaire:

Introduction

I) Un éloge paradoxal
II) Une pause dans la description qui nous plonge dans les pensées du poète
III) Un brusque retour à la réalité

Conclusion

Texte:

A une mendiante rousse

Blanche fille aux cheveux roux,
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté,

Pour moi, poète chétif,
Ton jeune corps maladif,
Plein de taches de rousseur,
A sa douceur.

Tu portes plus galamment
Qu'une reine de roman
Ses cothurnes de velours
Tes sabots lourds.

Au lieu d'un haillon trop court,
Qu'un superbe habit de cour
Traîne à plis bruyants et longs
Sur tes talons ;

En place de bas troués,
Que pour les yeux des roués
Sur ta jambe un poignard d'or
Reluise encor ;

Que des noeuds mal attachés
Dévoilent pour nos péchés
Tes deux beaux seins, radieux
Comme des yeux ;

Que pour te déshabiller
Tes bras se fassent prier
Et chassent à coups mutins
Les doigts lutins,

Perles de la plus belle eau,
Sonnets de maître Belleau
Par tes galants mis aux fers
Sans cesse offerts,

Valetaille de rimeurs
Te dédiant leurs primeurs
Et contemplant ton soulier
Sous l'escalier,

Maint page épris du hasard,
Maint seigneur et maint Ronsard
Épieraient pour le déduit
Ton frais réduit !

Tu compterais dans tes lits
Plus de baisers que de lis
Et rangerais sous tes lois
Plus d'un Valois !

- Cependant tu vas gueusant
Quelque vieux débris gisant
Au seuil de quelque Véfour
De carrefour ;

Tu vas lorgnant en dessous
Des bijoux de vingt-neuf sous
Dont je ne puis, oh ! pardon !
Te faire don.

Va donc ! sans autre ornement,
Parfum, perles, diamant,
Que ta maigre nudité,
Ô ma beauté !


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