Résumé
Que dire de l'expérimentation sur le vivant ? Ce qui existe de fait, qui est théoriquement possible et scientifiquement nécessaire, peut-il aussi être légal, acceptable en droit parce que légitime et moralement acceptable ?
Nous verrons dans une première partie en quoi la sensibilité donne le droit de ne pas être maltraité inutilement pour analyser en deuxième partie comment la loi morale nous ordonne de faire de l'homme une fin.
Extrait:
Rien n'interdit en théorie d'expérimenter sur le vivant : l'idée est non contradictoire. Elle s'impose même comme un devoir, dans la mesure où la médecine dont dépend notre survie ne peut progresser et devenir une science qu'en confrontant ses hypothèses à l'expérience. Mais l'idée d'une expérimentation animale peut paraître moralement condamnable : si la vie est un bien en soi et la source de toutes les valeurs, aucune existence ne doit être sacrifiée, à quelque prix que ce soit, ni instrumentalisée (...)
Sommaire:
Introduction
I) La sensibilité donne le droit de ne pas être maltraité inutilement
II) La loi morale nous ordonne de faire de l'homme une fin, non un moyen
Conclusion