Résumé
Commentaire sur un passage de l'oeuvre de Flaubert intitulée
Madame Bovary.
Extrait:
Ce texte se définit tout d'abord par son inscription dans le mouvement réaliste, qui se traduit par des précisions minutieuses et un narrateur en apparence objectif. Cependant, cette objectivité n'est que partiellement respectée.
Le texte repose ainsi sur de nombreuses et minutieuses précisions qui contribuent à créer un effet de réel cher aux écrivains réalistes. On relève ainsi l'emploi du vocabulaire spécialisé des agriculteurs, qui comprend des termes tels que : (...)
Plan du commentaire:
Introduction
I ) Un passage réaliste
Transition
II) Un texte satirique
Conclusion
- Quelques autres plans possibles
Texte analysé:
M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien, peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c'est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l'éloge du gouvernement y tenait moins de place; la religion et l'agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l'une et de l'autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe avec Mme Bovary causait rêves, pressentiments, magnétisme. Remontant au berceau des sociétés, l'orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes, endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n'y avait-il pas dans cette découverte plus d'inconvénients que d'avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le Président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux et les empereurs de la Chine inaugurant l'armée par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure (...)