Résumé
Les 14 questions suivantes portent sur deux notions du programme de Philosophie : "Y a-t-il un âge pour philosopher ?" et "Qui sommes-nous ?" et permettent de faire le point sur les connaissances principales à avoir et les références à retenir.
Extrait:
"Etre français"... une définition très dure à établir... est-ce comme les suggèrent les tests ADN du Ministre de l'immigration, posséder un legs de sang commun ? Réponse difficile à concevoir puisque nous sommes, même en étant "français", un mélange extraordinaire de sangs très variés. On ne peut se limiter à un territoire commun, à des frontières ou douanes, car la France, déjà fractionnée en DOM-TOM, n'exige pas de ses résidents français émigrés, expatriés dans d'autres pays, d'abandonner la nationalité obtenue de naissance grâce au droit du sol. Est-ce une langue commune ? Sans doute pas car le français se divise en langues régionales (breton, patois, etc...) qui sont même aujourd'hui reconnues dans l'enseignement. D'autres invoqueraient le droit divin ou le droit historique (annexion de territoire comme pour l'Alsace Lorraine en 1871) accumulations de gloire commune, d'un passé glorieux qui générait l'idée d'une "identité française" (idée douteuse qui connaît des déviances extrêmes, même en France, avec la "récupération" de Jeanne d'Arc par exemple). Si l'on en croit Renan, être français et donc former une nation, est avant tout un choix politique, "un plébiscite de tous les jours" qui veut que les hommes réaffirment leur volonté de vivre ensemble au jour le jour. Le constituant de la nation, passé glorieux, présent qui souhaite le perpétuer, devrait reposer en théorie sur la souveraineté des peuples.
"Etre européen" pourrait être une question intéressante, car posée récemment avec le référendum de la Constitution Européenne. Etats parsemés avec héritage culturel très varié (grec, chrétien, romain), peut-il prétendre à former une nation puisqu'une fraction la rejette ? Plus encore, la globalisation des modes de vie et l'avènement de l'American Way of life ne participent-ils pas à une uniformisation des modes de pensées et donc des volontés ? Parlera-t-on encore de "nationalité" dans quelques années ou doit-on tendre vers l'universalisme ?
Sommaire:
1. Qu'est-ce que Calliclès reproche à Socrate ?
2. En quoi consiste la philosophie pour Socrate ?
3. Dessinez rapidement la caverne de l'allégorie du même nom
4. Résumez l'interprétation que fait Socrate de cette image : que figure-t-elle ?
5. Qu'est-ce que la philosophie selon Epicure ?
6. Dans le Discours de la méthode, Descartes écrit, après avoir étudié dans les livres et même étudié, en voyageant, le grand livre du monde: " je pris un jour résolution d'étudier aussi en moi-même et d'employer toutes les forces de mon esprit à choisir les chemins que je devais suivre." En vous appuyant sur le tout début de la première Méditation, expliquez ce qu'il veut dire.
7. Sapere aude : que signifie cette expression ?
8. En quoi consiste l'identité du sujet selon Descartes ?
9. L'identité du sujet est-elle substantielle pour Locke ?
10. Quelles sont les différentes relations sociales que connaissent les hommes d'après Cicéron ?
11. Qu'est-ce que la sociabilité selon Hume et d'où provient-elle ?
12. Qu'est-ce qu'être français ?
13. Qu'est-ce que l'ethnocentrisme ?
14. Qu'est-ce que le faux évolutionnisme, selon Claude Lévi-Strauss ?