Résumé
La manière doit est posée la question implique une obligation : être passionné serait-il un devoir ? Et si le précepte était superflu, si que nous le voulions ou pas, nous étions nécessairement passionnés ? Cette interrogation trahit donc l'ambiguïté inhérente à toute réflexion sur la passion. D'emblée il semble que l'on doive se placer sur le plan du jugement et de la norme, comme si la passion s'inscrit naturellement dans un contexte moral. Ainsi, selon que l'on considèrera la passion comme un bien ou un mal, bref comme une vertu ou un vice, on répondra par l'affirmative ou négativement à la question que pose le sujet. Mais s'il s'agissait d'un faux problème, ne faudrait-il pas en effet se demander si la passion relève de la nature ? Dans ces conditions, comment y échapper ? Ceci implique un déterminisme accablant, aussi, indépendamment de la morale, ne peut-on pas proposer une conception de la passion humaine comme manière de liberté ? (...)
Sommaire:
Introduction
I) La passion comme subie et mauvaise
II) La passion comme activité et comme élan
III) La passion comme nature
IV) Les passions comme liberté et conscience de l'action
Conclusion
Conseils de lecture