email
pass
Envoyez-nous vos documents soyez rémunérés!

Philippe
2407.98 €
Guillaume
2331.79 €
Damien
2073.85 €
Marianne
2024.06 €
Alexandre
2009.64 €



Document présent dans la catégorie Economie

Economie

Document présent dans la catégorie Economie

Les pièges de la dette marocaine

Economie | 15 pages | 13-12-2007 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté

PRIX : 5.40€ |
Résumé

Entre 1956 et 1974, le total de la dette extérieure marocaine représentait 14% du PIB et son coût ne dépassait pas une moyenne de 3%. Les dettes bilatérales, ayant atteint 920 milliards de dollars, étaient en principe des dettes françaises qui ont été utilisées économiquement pour protéger les intérêts historiques de la France au Maroc.

Les dettes contractées auprès des Etats-Unis et de la Banque mondiale étaient destinées principalement à la qualification de la structure économique locale. Elles ont été donc utilisées comme moyen de dépenser l'excédent des pays impérialistes au Maroc et, partant, de relier l'économie nationale directement aux marchés de ces grands pays, et au soutien de leurs sociétés multinationales basées au Maroc.

Cela a permis également de fonder les bases d'une bourgeoisie locale qui s'est renforcée par son lien et par sa dépendance du capital impérialiste. Et c'est ce qui a permis aussi à la classe au pouvoir d'élargir sa base économique et sociale, bien sûr au détriment des couches les plus démunies.

Durant la période de 1975 à 1982, on va se diriger davantage vers les marchés financiers mondiaux, mais avec des conditions un peu plus dures qu'auparavant. Ces dettes vont servir à la restructuration d'un groupe d'institutions étatiques (BNDE, OCP, CIH, Crédit Agricole...).

Il va s'avérer par la suite que cet argent n'a servi en fait qu'à la destruction de ses institutions ou établissements publics à travers le pillage des deniers publics par des responsables ayant saisi l'occasion pour s'enrichir. Dégradation qui va justifier la privatisation de ces établissements ou institutions. Et ce sont les mêmes personnes responsables de leur destruction qui vont les acheter à prix bas !

A partir de 1983, lorsque le pays connaît la crise de la dette, il sera contraint de passer, comme tous les pays endettés, sous "les fourches caudines" du FMI et des programmes d'ajustement structurel (PAS) avec les conséquences catastrophiques qu'on connaît :

- Privatisation des entreprises publiques et libéralisation à marche forcée de pratiquement tous les secteurs de l'activité économique, et donc un désengagement continu et rapide de l'Etat, ayant conduit à la crise sociale dont laquelle le Maroc est en train de « piétiner ».
- Réduction du déficit budgétaire par la baisse des dépenses publiques consacrées aux secteurs sociaux (santé, éducation, emploi...).
- Dévaluation de la monnaie nationale à plusieurs reprises, pour encourager les exportations et donc l'entrée de devises, afin de pouvoir payer les services de la dette !
- Réduction, voire annulation des subventions du prix des matières de première nécessité (application de la liberté des prix).
- Libéralisation du commerce extérieur et réforme du système bancaire afin d'attirer les capitaux étrangers.
- Réforme fiscale, notamment à travers l'élargissement de l'assiette d'imposition et de l'élévation du taux de TVA.
- ...etc.

Dès le début des années 1990, on va opter pour d'autres politiques non moins contraignantes :

- La politique de rééchelonnement de la dette, qui a permis de relier davantage le pays au FMI, ce qui lui a permis encore une fois de demander une nouvelle restructuration de l'économie nationale selon les intérêts du capital impérialiste. Il faut signaler dans ce cadre que le Maroc applique à la lettre les recommandations des institutions financières internationales, ce qui fait de lui « l'élève sage » ou le « bon élève » du FMI...

- La politique de gestion active de la dette, matérialisée par le passage du taux d'intérêt flottant au taux d'intérêt fixe, mais surtout par la conversion de la dette en investissement. Opération qui a porté entre 1996 et 2005 sur un montant de 50 milliards de dirhams (DH). Elle a été surtout effectuée auprès des pays comme la France, l'Espagne, l'Italie et le Koweït. En 1996, la France a converti en investissement au Maroc un milliard de FF. Avec plus de 34 milliards de DH de dette marocaine envers la France à l'époque, ce montant paraît toutefois dérisoire.

La conversion de la dette en investissement a, cependant, permis aux multinationales des pays capitalistes, comme la France, de rapatrier la richesse locale sous forme de profits. (...)

Sommaire:

Introduction : aperçu historique de l'endettement marocain

Partie I : la dette intérieure du Maroc

A. Présentation générale de la structure de l'endettement interne
B. La dette interne selon l'FMI
C. Analyse de l'évolution l'endettement intérieur face au PIB
D. Explication de l'augmentation de la dette intérieure

Partie II : la dette extérieure du Maroc

A. Encours de la dette extérieure publique
B. Service de la dette extérieure publique
C. Tirages sur emprunts extérieurs
D. Nouveaux engagements extérieurs
E. Gestion active de la dette

Conclusion : le piège de l'annulation de la dette


Téléchargez dès à présent le document Les pièges de la dette au Maroc !


Bas de la fiche descriptive du document
Annonceurs - Conditions générales - Job - Plan du site - Presse - Qui sommes-nous ? - Tutoriels - Webmasters - CNIL n°1118723
© 2007 Copyright www.oodoc.com