Résumé
Dissertation à partir d'une citation de Jean Vilar ; « Ce miroir de l'homme, le théâtre, avec quelle merveilleuse adresse il nous trompe. Et il faut qu'il nous trompe, et il faut qu'il nous flatte. Ce n'est pas pour rien que les grandes oeuvres poétiques de la scène se terminent par l'image sublimée du héros, fût-il immonde. ».
Extrait:
L'histoire du théâtre et de ses genres débute à l'Antiquité et continue d'évoluer encore aujourd'hui. Au XVIIe, on joue les tragédies classiques, avec leurs amours contrariées et leurs conflits d'honneur ; au XVIIIe encore apparaît le Marivaudage, avec ses comédies qui associent la fine analyse du sentiment amoureux aux problèmes de la société de l'époque ; au XVIe siècle enfin, on découvre les drames bourgeois qui mettent en avant des situations pathétiques touchant des familles bourgeoises. L'on note cependant un point commun entre tous ces genres : leurs représentations sont toutes un reflet de la vie. Mais un reflet n'est-il pas un peu flou, un peu mouvant ? (...)
Sommaire:
Introduction
I) Une reproduction de la vie
A. A travers les genres et les époques
B. Qualités et défauts humains présents ; ambition, amours contrariées, haine, violence...
C. La règle de vraisemblance du théâtre classique
II) Un miroir qui déforme : atténue ou grossit les traits ?
A. Pourquoi : dans quel but ce miroir est-il déformé ? (identification)
B. Effet : exaltation des personnages
C. Comment : artifices de l'auteur et du metteur en scène
III) La sublimation de l'immonde
A. Deux types d'immonde : le véritable monstre (Néron), le monstre malgré lui (Oedipe)
B. Pourquoi sublimer l'immonde quand la société le condamne ?
C. But ultime : le sublime pour atteindre la catharsis
Conclusion