Résumé
« C'est la concurrence qui met un prix juste aux marchandises et qui établit les vrais rapports entre elles ». Cette citation de Montesquieu, n'est pas sans lien avec les travaux de son contemporain Adam Smith, qui dans la Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, parle des vertus autorégulatrices du marché, et de l'importance de la concurrence dans le phénomène de fixation des prix et de la régulation de ces derniers. Les économistes de l'école classique ont étudié la concurrence comme tous les autres phénomènes économiques, un état de fait dont la théorie se contente de décrire et d'expliquer les mécanismes, à la manière des naturalistes. La théorie de la concurrence pure et parfaite, elle, a été élaborée dans le cadre des hypothèses néo-classiques qui débouchent sur l'équilibre général de Walras et de Pareto. Elle repose sur une démarche microéconomique ayant comme point de départ un marché particulier sur lequel s'opère une libre confrontation de l'offre et de la demande.
La théorie de la concurrence pure et parfaite (notée CPP) a donc pour objectif de décrire une structure de marché hypothétique, régie par des règles et des lois. En quoi dans ce cas, peut-on considérer la concurrence pure et parfaite comme un modèle idéal ? (...)
Sommaire:
I) Les conditions de concurrence pure et parfaite comme modélisation du marché idéal-type
A. Les conditions de concurrence pure
B. Les conditions de concurrence parfaite
II) Un modèle ayant des attributions théoriques, hypothétique et parfait par essence
A. Un modèle très concurrentiel, et établissant la formation des prix
B. Une intention pure et une forme parfaite