email
pass
Envoyez-nous vos documents soyez rémunérés!

Philippe
2301.79 €
Guillaume
2286.86 €
Damien
2004.74 €
Alexandre
2003.72 €
Marianne
1966.26 €



Document présent dans la catégorie TPE/TPI

TPE/TPI

Document présent dans la catégorie TPE/TPI

Microfinance et pauvreté

TPE/TPI | 34 pages | 06-12-2007 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté

PRIX : 9.00€ |
Résumé

Depuis des dizaines d'années les gouvernements de la planète entière évoluent dans des contextes économiques différents, subissant la hausse du coût de la vie, la faiblesse de la croissance, des guerres, des famines et beaucoup d'autres facteurs sombres.
Le constat final est toujours le même : les pauvres sont de plus en plus pauvres, et les riches de plus en plus riches.
Le partage des richesses, idéologie parfaite mais inconcevable, pourrait y palier. La mise en place de nombreuses politiques sociales, d'aides n'ont pas suffit.
Une des alternatives proposées il y a une trentaine d'années a su faire sa place et amener une vision un peu moins fataliste de l'avenir. Il s'agit de la microfinance, présentée comme outil de lutte contre la pauvreté.
Les prémices du microcrédit datent de 1849, en Rhénanie avec un bourgmestre prussien.
Il a mis en place une institution qui offrait des services d'épargne aux populations ouvrières pauvres et exclues du système bancaire traditionnel.
Au fur et à mesure de l'épargne collectée, il a pu octroyer quelques crédits à ses clients. Ce fut le début des organisations mutualistes (mutualisation de l'épargne de leurs membres pour prêter à d'autres). Cette pratique est toujours en vigueur.
A partir de ce moment, de nombreuses organisations se sont mises en place en Europe et en Amérique du Nord puis, un peu plus tard dans les années 50, dans les pays du Sud, en Afrique entre autre.
Le phénomène s'est développé à plus grande envergure, dans les années 60, quand les gouvernements ont pris conscience de la nécessité de fournir aux plus pauvres un accès au crédit. Des banques publiques sont alors créées dans de nombreux pays du Sud. Mais cette prise d'initiative s'est vite essoufflée car leur gestion fut soumise à de fortes pressions politiques, ont également soulevé des problèmes de gestion dus à des problèmes d'impayés, et enfin des taux d'intérêt trop faibles ne permettant pas d'établir un équilibre financier. La majeure partie de ces banques n'existe plus.
Au cours des années 70 apparurent les « pionniers de la microfinance » en Amérique Latine. La création de la Grameen Bank par le professeur Muhammad Yunus au Bangladesh a démontré que les pauvres avaient la possibilité de gérer et de rembourser des emprunts. A partir de cet exemple, le crédit fut adapté à la population que ni les banques commerciales traditionnelles, ni le banques agricoles n'auraient pu toucher.
Le microcrédit le plus répandu est le « crédit solidaire » expliqué par la solidarité d'un groupe dont chaque membre est dépendant du remboursement de tous les autres.
L'objectif ne fut pas immédiatement d'atteindre un équilibre financier car, à cette époque, il n'était pas concevable pour les organismes commercialisant du microcrédit, de survivre sans l'intervention de bailleurs de fonds publics ou privés.
Dix ans plus tard, à la fin des années 80, le secteur devient plus transparent et entraîne une émergence de l'industrie de la microfinance.
Les années suivantes furent une période de développement intensif pour le secteur mais déviant l'objectif premier des institutions. L'enjeu principal fût d'arriver à une viabilité financière c'est-à-dire couvrir les charges de la structure par les intérêts de emprunts.
Le but alors pour les institutions de microfinance (IMF) était de conquérir un maximum de client afin de réaliser des économies d'échelle. Ce développement a incontestablement contribué au succès commercial et a suffit à prouver qu'elles répondaient à une réelle demande.
Depuis six ou sept ans les IMF, fortes de leurs expériences, ont également vu apparaître leurs premières difficultés. Leur croissance rapide, accentuée d'une recherche de rentabilité, s'est parfois transformée en échec cuisant. Il apparaît nettement qu'un grand nombre d'IMF sont financièrement fragiles et qu'il devient indispensable de les renforcer.
Elles doivent remettre au coeur de leurs préoccupations les besoins de leur clientèle. Des outils sont élaborés dans ce sens, mais nombre d'entres elles sont déjà sur le chemin de la faillite. Plusieurs points ressortent de cette situation, et mettent en avant les limites de la microfinance. Mais elle comporte tout de même des acquis solides.
Entre trente ans d'existence, elle a pu toucher plus de 90 millions de personnes à travers le monde de manière directe, et donc plusieurs centaines de millions de façon indirecte (membres de la famille). Elle possède également un savoir faire pratique pour un certain type de clientèle. Et ces avantages ont été mis au point par l'intégration de professionnels du monde de la finance.
Les IMF sont plus structurées, dotées de vrais spécialistes et peuvent transmettre leur savoir aux différents intervenants (organisations non gouvernementales, bailleurs de fonds, banques commerciales...). Certaines sont parvenues à acquérir une indépendance financière en équilibrant leurs comptes comme au Cambodge, en Bolivie ou dans l'Ouganda.
Il ressort un impact positif des IMF sur la pauvreté. Les emprunts contractés permettent une réelle amélioration des conditions de vie des clients notamment d'un point de vue social.
Les marges de progression demeurent considérables puisque trois milliards de personnes vivent encore avec moins de deux dollars par jour.
« Il n'y a pas un modèle unique que l'on puisse appliquer partout, chaque initiative doit tenir compte du contexte » explique Christian Baron, chargé de la microfinance au GRET (association de solidarité et de coopération internationale).
La difficulté du concept du microcrédit est d'allier deux domaines contradictoires : le social et le financier.

Au cours de ce mémoire, vous allez pouvoir comprendre qui sont les acteurs de la microfinance, les règles et le fonctionnement. Puis la diversification du secteur avec la participation croissante des banques commerciales. Et enfin les controverses de la microfinance, ses limites et son impact. (...)

Plan:

Introduction

I) Présentation du secteur

A. Le fonctionnement du microcrédit
B. Les acteurs de la microfinance
C. Le fonctionnement des institutions

II) Microfinance et banques commerciales

A. Les moyens d'intervention
B. Les domaines d'intervention
C. Les limites des engagements

III) La microfinance controversée

A. Le contre
B. Le pour
C. La mesure des impacts

Conclusion


Téléchargez dès à présent le document Microfinance et pauvreté !


Bas de la fiche descriptive du document
Annonceurs - Conditions générales - Job - Plan du site - Presse - Qui sommes-nous ? - Tutoriels - Webmasters - CNIL n°1118723
© 2007 Copyright www.oodoc.com