Résumé
La méthodologie des tests est-elle achevée ? La corrélation est traditionnellement utilisée pour apprécier les qualités de ceux-ci. L'étude directe des fluctuations des résultats individuels entre test et re-test, apprentissage moyen déduit, conduit à poser de multiples questions. Celles-ci portent sur les valeurs des corrélations considérées comme satisfaisantes, sur le caractère figé d'une méthodologie qui n'a pas su profiter de la puissance de l'ordinateur et sur d'autres aspects, exposés ici, ou signalés comme faisant partie des préoccupations de certains chercheurs.
Mots clés:
Tests / fiabilité / stabilité / B53 / ARCM2 / MRX15 / CATTELL / D48 / D70 / psychologie / différentielle / facteur(s) / fidélité / validité / saturation / échantillon / analyse / factorielle / variance / statistique / psychométrie / scientifique / recherche / nouveauté(s) / qualité(s) / fluctuations / corrélations / efficience / méthodologie / théorie / informatique / informatisés / information / systèmes / experts / histoire / catégorie / catégorisation / étalonnage /normalisation / pertinence / traitement / signal / bruit / risque / stationnaire / stationnarité / ergodisme / entropie / bootstrap / Brown / Spearman / Fessard / Piéron / Kuder / Richardson / Fergusson / Student / Gauss / Faverge / Galton / Helmholtz / Bravais / Pearson / score.
Extrait:
La pratique généralisée des tests collectifs par les Conseillers d'Orientation, il y a une trentaine d'années, fournissait de la matière propre à aiguiser la curiosité et permettait d'effectuer des expérimentations. Des questions d'ordre méthodologique sont restées sans réponses pour cause, au moins en partie, de trajectoire professionnelle, puis, maintenant, de retraite. Certaines de ces questions débordent largement du terrain des tests pratiqués à l'époque et même du seul domaine des tests. C'est dans l'espoir d'intéresser quelques chercheurs à ces problèmes qu'a été rédigée cette synthèse d'expérimentations et réflexions maintenant dispersées dans plusieurs bulletins de l'association professionnelle, et oubliées.
Aux lecteurs psychologues, il semble utile de signaler l'existence de quelques réactions négatives suscitées par les premières publications sur le sujet exposé ici. Ces réactions étaient motivées par le caractère « peu familier » de la méthodologie utilisée, par l'inanité supposée de la volonté de prolonger une méthodologie considérée comme achevée, et probablement par d'autres motifs plus malaisés à exprimer de manière objective.
Aux autres lecteurs (qui peuvent être simplement intéressés par les considérations méthodologiques), il paraît indispensable de proposer quelques points de repères. Que les spécialistes pardonnent les approximations inhérentes aux raccourcis.
L'origine de la psychométrie (qui n'est qu'un aspect, historiquement important, de ce que l'on nomme psychologie) se situe approximativement à l'époque durant laquelle le physicien HELMOLTZ (1821-1894) effectuait des travaux sur la vision des couleurs, sur la perception de la hauteur des sons, sur la vitesse de l'influx nerveux... HELMHOLTZ est réputé s'être découragé devant la grande variabilité individuelle des grandeurs étudiées.
Par la suite, les statistiques sont venues au secours des défis de ce domaine d'étude. L'analyse factorielle a pu mettre en évidence des facteurs psychologiques (facteur G, facteur spatial, verbal…) ; les corrélations ont permis de contrôler les qualités des tests (fidélité(s), validité(s)…) et les tests d'hypothèses de discriminer les groupes (...)
Sommaire:
I) Préambule
II) Introduction : premières approches du problème
A. Des observations
B. Des doutes
C. Des interrogations
D. Etudes préliminaires
III) Expérimentation de synthèse
A. Finalités
B. Protocole
C. Résultats bruts
D. Commentaire
E. Synthèse provisoire
IV) Réflexions complémentaires
A. Approche statistique
B. La piste "traitement du signal"
C. Parenthèse historique
Conclusion