Résumé
Dissertation de philosophie sur la question : est-il vrai que de tout mal on peut tirer un bien ? Comment un tel paradoxe peut passer pour une idée reçue ? Pourquoi ce paradoxe est insoutenable pour une raison conséquente, sauf si l'on quitte le plan de la raison pour celui de la foi ? Comment même la foi ne nous permet pas d'admettre aisément l'idée que de tout mal, quel qu'il soit, on peut tirer un bien ? Dissertation composée de trois parties et d'une introduction.
Extrait:
L'expression "est-il vrai" laisse entendre que l'idée que l'on peut tirer de tout mal un bien est une idée commune, une idée reçue : "A tout malheur quelque chose est bon" - dit-on . Mais peut-on tirer de tout mal, quel qu'il soit, un bien? Encore faut-il savoir ce qu'on entend par "tirer" et ce qu'on désigne par "mal". Si l'on dit qu'on tire ou retire un bien d'un mal, c'est que l'on pense qu'un bien pourrait être la conséquence, le résultat, le fruit d'un mal; qu'on pourrait extraire ce fruit du mal subi ou commis; ce qui ne signifie pas que le mal soit un bien - par définition il ne l'est pas - mais qu'il est possible d'en dégager un bien, comme il est possible de dégager de l'or d'une pierre terreuse apparemment sale et laide, ou un trésor d'un endroit sordide... Le mal, bien que ressenti et vécu comme mal, comme ce qui n'aurait pas dû être, pourrait toujours être à l'origine d'un bien. Tout mal serait porteur, en dépit des apparences, d'un bien (...)