Résumé
Dissertation de philosophie sur la part d'illusion dans la croyance.
Extrait:
Le « miracle grec » qui marque la rupture du mythos avec le logos jette un discrédit durable sur la croyance naïve (doxa) au profit de la raison et de la connaissance (epistemé). Cet héritage antique est encore présent aujourd'hui puisque la croyance apparaît d'emblée comme un assentiment incertain et subjectif par opposition à la certitude objective du savoir, dont l'évidence est fournie par la raison et corroborée par l'expérience.
Ainsi, la croyance est communément critiquée car assimilée à une attitude irrationnelle, c'est-à-dire contraire à la raison : elle semble être erronée. Mais, d'autre part, la croyance apparaît comme une conviction intime de l'individu à laquelle répond un engagement de l'être : l'homme a besoin de croire, ou du moins il désire croire (...)
Sommaire:
I/ La croyance apparaît foncièrement et fatalement comme une illusion et ainsi le philosophe se doit de rejeter cette croyance-illusion tout à fait négative
II/ La croyance semble nécessaire, voire inhérente à l'essence humaine ; le philosophe se doit donc de réhabiliter la croyance-opinion car l'illusion est incluse dans le concept de croyance mais non l'inverse
III/ La croyance peut même devenir une foi rationnelle et ainsi se détacher complètement de l'illusion ; le philosophe se doit alors de croire en la raison et de démasquer l'illusion dans la croyance