Résumé
Commentaire composé d'un poème de Charles Baudelaire tiré du recueil
Les Fleurs du Mal : LXXVII - Spleen.
Poème étudié:
Je suis comme le roi d'un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,
Qui, de ses précepteurs méprisant les courbettes,
S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bêtes.
Rien ne peut l'égayer, ni gibier, ni faucon,
Ni son peuple mourant en face du balcon.
Du bouffon favori la grotesque ballade
Ne distrait plus le front de ce cruel malade ;
Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau,
Ne savent plus trouver d'impudique toilette
Pour tirer un souris de ce jeune squelette.
Le savant qui lui fait de l'or n'a jamais pu
De son être extirper l'élément corrompu,
Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,
Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,
II n'a su réchauffer ce cadavre hébété
Où coule au lieu de sang l'eau verte du Léthé
Plan du commentaire composé:
Introduction
I) Une tragédie en trois actes
1. Le roi s'ennuie
2. Impuissance de son entourage à le guérir
3. Echec du savant à le sauver
II) Le Spleen
1. Le Spleen : un lent processus d'anéantissement
2. Le Spleen baudelairien : caractéristiques
III) L'autodérision
1. Dissonances
2. Anachronismes
3. La crise du sujet lyrique
Conclusion