Résumé
Synthèse de l'article de Jérôme Grévy publié dans La Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine (avril-juin 2003). Etude du type de sociabilité politique que constituent la fréquentation des cafés, cercles et salons, dans le Paris de l'Empire et de la Troisième République.
Extrait:
Gambetta lui-même était célèbre pour être un habitué des brasseries du Quartier Latin depuis sa jeunesse étudiante; et si on reconnaissait ses qualités, on critiquait ses habitudes « débraillées ». Pour les partisans de l'Ordre Moral en effet, les cafés étaient le lieux de l'alcoolisme et du républicanisme, deux facettes d'un même fléau. En 1877, une des principales mesures anti-républicaines menées par Fourtou, ministre de l'Intérieur, fut d'ailleurs de fermer les débits de boisson suspects (...)
Sommaire:
I) Une sociabilité citadine
II) Des lieux de rencontre pour politiques et journalistes
III) Les rencontres secrètes des Etats-major parlementaires
IV) Cafés et cercles : concurrence ou complémentarité ?
V) Le radicalisme au café, l'opportunisme au salon ?