Résumé
Commentaire composé sur un extrait du chapitre 8 de
L'Oeuvre de Zola.
Extrait analysé:
Et ils descendirent ainsi jusqu'au pont Louis-Philippe, restèrent un quart d'heure sur le quai aux Ormes, silencieux, debout contre le parapet, à regarder en face, de l'autre côté de la Seine, le vieil hôtel du Martoy, où ils s'étaient aimés. Puis, toujours sans une parole, ils refirent leur ancienne course, faite tant de fois ; ils filèrent le long des quais, sous les platanes, voyant à chaque pas se lever le passé ; et tout se déroulait, les ponts avec la découpure de leurs arches sur le satin de l'eau, la Cité dans l'ombre que dominait les tours jaunissantes de Notre-Dame, la courbe immense de la rive droite, noyée de soleil, terminée par la silhouette perdue du pavillon de Flore, et les larges avenues, les monuments des deux rives, et la vie de la rivière, les lavoirs, les bains, les péniches. Comme jadis, l'astre à son déclin les suivait, roulant sur les toits des maisons lointaines, s'écornant derrière la coupole de l'Institut : un coucher éblouissant, tel qu'ils n'en avaient pas eu de plus beau, une lente descente au milieu des petits nuages, qui se chargèrent en un treillis de pourpre, dont toutes les mailles lâchaient des flots d'or.
Extrait:
Zola dans cet extrait de
L'Oeuvre, utilise différents procédés pour donner de Paris une description qui rivalise avec les tableaux impressionnistes de l'époque. On sait d'ailleurs que Zola s'est inspiré de ce mouvement pictural et qu'il admirait particulièrement Manet et surtout Cézanne (...)