Dissertation de philosophie traitant du langage ; ce dernier est considéré comme un moyen indispensable à toute action concrète sur le monde extérieur, à la revendication de son identité et de sa liberté par rapport aux autres. Mais comment des paroles peuvent-elles servir à elles seules pour s'affirmer dans une société telle que la nôtre ?
Extrait:
« Si toute société possède une langue qui lui est propre, le langage, pris comme la faculté de communiquer et d'exprimer les idées propre à un individu par des signes de nature diverses (paroles, gestes...) est universel. Outil apparemment indispensable à la vie en communauté, le langage permet à l'homme de désigner et d'organiser les différents éléments du réel suivant un système de signes. On peut dès lors se demander si le langage ne constitue pas un moyen d'action pour l'homme.
Mais alors que cet outil semble parfois incapable de correspondre de façon adéquate à la réalité que l'on veut exprimer, comment, à plus forte raison, pourrait-on dire que le langage nous permet de modifier le réel ?
Si le langage peut apparaître comme le signe que la réalité nous échappe, il possède cependant un certain pouvoir d'action qui doit être mis en évidence, permettant non seulement une certaine maîtrise de la réalité, mais l'avènement de la liberté intellectuelle. »
Plan de la dissertation:
Introduction
I) On ne peut agir sur la réalité par le langage
A. L'arbitraire du signe
B. D'où certaines réalités qui sont dites « ineffables »
C. Le poète, par exemple, sait très bien cela
II) Le langage est un moyen d'action sur le réel
A. Dire, c'est déjà dominer
B. Mais des paroles toutes simples ont aussi valeur d'action
C. Le langage nous permet aussi d'agir sur la pensée de l'autre
D. D'où la nécessité pour chacun de se l'approprier