Résumé
La question posée est celle du rapport de l'homme à son passé. Le passé est-il un poids qui entrave la liberté de l'homme, ou est-ce une source effective de liberté, une richesse et une force ?
« La plupart des philosophes nous invitent à considérer que seul le présent est, contrairement au futur qui n'est pas encore ou au passé qui n'est plus. S'il est donc déraisonnable de s'épuiser en projets pour un avenir dont nous ne pouvons tout à fait savoir ce qu'il nous réserve, il semble plus vain encore d'errer dans ses souvenirs à la recherche d'un temps perdu pour toujours. Le passé souvent hante nos consciences, pèse sur nos choix ou notre vision du monde.
On en vient alors à se demander s'il faut rompre avec le passé.
Cette interrogation en nous montrant le nécessité de rompre avec le passé, nous en donne une vision péjorative, néfaste. Le passé est-il pesant par nature ?
Si l'on répond par l'affirmative, alors ce poids devient une véritable question philosophique lorsqu'on s'interroge sur la possibilité de l'effacer ou de l'assumer. Faut-il cultiver la mémoire du passé ou l'oublier ? ».