Résumé
Face aux violences urbaines et à la difficulté pour les éradiquer au cours de la décennie 1990, Jacques Chirac a affirmé que : « seuls ceux qui ne font rien, ne font jamais d'erreur. La seule erreur est de ne rien faire. » Il est donc nécessaire de régler ces problèmes qui ont surtout touché les zones urbaines où sont concentrés des jeunes dits « défavorisés » en partie à cause de leur appartenance sociales, mais aussi à cause de leur situation scolaire et économique. En 1945, la France sort de la deuxième guerre mondiale avec une économie désorganisée, des destructions massives surtout en ville et au niveau des logements. Mais elle a aussi réussi dans le même temps à dépasser les 50% de son taux d'urbanisation dans le phénomène urbain en France depuis 1945, quelles ont été les évolutions socio-spatiales ? Le phénomène urbain consiste en la multiplication des villes ou l'augmentation de leur nombre d'habitants entraînant des modifications des structures des villes pour accueillir cette nouvelle population urbaine (logements, infrastructures de transport, sanitaires…). Les évolutions socio-spatiales sont donc les localisations des différentes catégories sociales de la population sur le territoire français. Ces évolutions se basent certes sur des raisons sociales mais à celles-ci viennent s'ajouter des raisons économiques, politiques… Une évolution socio-spatiale est donc une évolution qui concerne à la fois les localisations sociales au niveau local, régional et national. Ces évolutions sont-elles inhérentes à l'évolution économique et donc sont-elles inégalitaires ? L'Etat intervient–il est alors comme correcteur des inégalités ou bien les anticipe t-il ? Jusqu'à la crise des années 1970, les évolutions socio-spatiales dans le cadre du phénomène urbain sont liées à l'ère de consommation de masse. Mais cela n'a pas empêché le creusement d'inégalités socio-spatiales que l'Etat s'efforce de limiter. La mondialisation apporte t-elle une nouvelle donne ?