Résumé
Le problème de la gouvernance mondiale est un sujet très polémique. Il l'est d'autant plus que nous vivons une mondialisation contemporaine très controversée, caractérisée par toutes sortes de tensions que nous pouvons constater d'une part, à travers les difficultés rencontrées (selon les cas) par les différentes institutions internationales chargées de la gouvernance, et d'autre part, à travers la montée de vagues de protestation, s'exprimant sous diverses formes, contre cette mondialisation. Ce faisant, la communauté internationale se pose des questions de toutes sortes, notamment celle que nous avons choisie de traiter ici, à savoir comment gouverner cette mondialisation ?
Certaines opinions, entre autres celle des pays dits « du Sud », considèrent que nous sommes dans une mondialisation à sens unique, c'est-à-dire que derrière les négociations internationales, se cachent des rapports de force très inéquitables qui font que soit les décisions prises ne sont jamais appliquées lorsque l'intérêt d'une grande puissance est en jeu, soit les décisions prises sont inéquitables à l'encontre des pays en développement. Une récente nouveauté dans les négociations internationales dont la conférence de Cancun en septembre 2003, offre un bel exemple, c'est la capacité qu'ont les « pays du Sud » à défendre leur position en faisant contre poids à la puissance du Nord. Ceci expliquerait entre autres, les échecs constatés dans les négociations internationales sous l'égide de l'OMC. Les enjeux et les défis n'en demeurent pas moindre. C'est pourquoi, pour mener à bien notre analyse, nous nous baserons surtout sur l'aspect de la gouvernance du commerce international en ayant une vision à la fois critique et évolutionniste.
Sommaire:
Introduction
I) L'OMC EN QUESTION DANS LA GOUVERNANCE DE LA MONDIALISATION
A. L'institution : son originalité par rapport au G.A.T.T
B. Ses faiblesses (y compris par rapport aux autres institutions)
1. Faiblesses par rapport aux autres institutions
2. Difficultés intrinsèques (liées à l'organisation elle-même)
C. Les différentes recommandations des auteurs pour les négociations futures (en particulier dans la perspective de Doha 2001)
II) REFLEXION SUR UNE NOUVELLE UTOPIE POUR UNE GOUVERNANCE INTERNATIONALE EFFICACE ET LEGITIME
A. L'architecture
B. La gouvernance
C. L'arbitrage entre objectifs différents
Conclusion