Résumé
Mémoire de finance sur le thème de la pertinence des recommandations d'analystes financiers et l'impact de ces recommandations sur les cours. Que signifie exactemment le terme d'« analyste financier ? » Le coeur de métier d'un analyste financier est d'évaluer les titres émis par une entreprise, dans une perspective de conseil en investissement. Les investisseurs font appel à ces spécialistes dans le cadre de la gestion de leur portefeuille, faisant l'économie d'une démarche fondamentale d'évaluation, qui s'avère généralement longue et coûteuse. L'analyse financière, et l'impératif pour les entreprises cotées de présenter leurs comptes de résultats marque l'avènement de sociétés d'analyse, capables de dégager une interprétation des capacités bénéficiaires des entreprises. Leur travail ne repose pas seulement sur le diagnostic des comptes de l'entreprise, il s'agit en outre de l'examen d'ensemble de sa situation et de ses perspectives (analyse sectorielle et macroéconomique). Elles ont imposé une méthodologie d'analyse complète et théorisée des comptes corporate. Cette méthodologie a pour but de définir une meilleure compréhension des équilibres et des dynamiques financières de l'entreprise, et obéit à des logiques diverses : appliquée aux actions, elle vise à déterminer le potentiel futur d'une entreprise à produire des bénéfices, et donc à sélectionner les valeurs porteuses, qui se démarquent positivement de l'espérance de rendement moyenne du marché. Les recommandations des analystes financiers sont devenues essentielles à l'heure où la tendance des marchés est soumise à de fortes incertitudes. Ces incertitudes se manifestent également par la persistance de tensions géopolitiques, et de l'évolution erratique du prix de l'énergie. Les investisseurs (sociétés d'investissements, fonds, particuliers) font par conséquent appel à ces recommandations, qui lorsqu'elles sont émises par des institutions spécialisées dans un secteur (dans les valeurs de la distribution, des télécommunications, l'énergie, le secteur du développement durable…), sont interprétées comme fiables, émanant d'experts, doués de capacités supérieures en valorisation (stock picking).
Sommaire:
Première partie : Les différentes méthodes d'évaluation adoptées par les analystes
I) L'approche actuarielle
A. La détermination du taux d'actualisation
B. Les différents modèles d'actualisation des flux
II) La méthode des comparables
A. Définition
B. Outils de comparaison
C. La méthode comparative fondée sur des référents transactionnels
D. Avantages et inconvénients de la méthode comparative
III) La méthode patrimoniale
A. Les actifs corporels
B. Les actifs incorporels
C. L'Actif Net Comptable Corrigé (ANCC)
D. L'actif net réévalué (ANR)
E. Les méthodes du goodwill
Deuxième partie : Incompatibilité théorique des profits anormaux avec la notion d'efficience
I) Les postulats de l'efficience des marchés...
A. Les définitions de l'efficience
B. Pré-requis théoriques, implications sur la prévisibilité des cours
C. Les trois formes de l'efficience : forme faible, forme semi-forte, forme forte
II) ...Impliquent l'impossibilité d'un effet anormal d'une annonce sur les cours...
A. Retour sur la définition et implications
B. La vitesse d'ajustement des cours dans des conditions de marché semi-efficient
III) ...Ce qui empiriquement est infirmé
A. Principes de l'étude
B. Conclusions des études d'événements contemporaines
Troisième partie : ...Qui conduit à se demander quelle est la réelle pertinence de ces recommandations
I) La nécessaire prise de recul sur les recommandation
A. Limites de la théorie des marchés en équilibre
B. Facteurs interférant avec l'exactitude des recommandations
C. Parfaire l'exactitude des recommandations dans la perspective de marchés plus efficients
II) Le point de vue de gérants, quelle utilisation font-ils de ces recommandations ?
A. Les recommandations indiquent une tendance
B. La spécialisation des analystes
Conclusion