Résumé
Cours d'histoire médiévale étudiant la dislocation de l'empire carolingien. La mort de Louis le Pieux intervient le 20 juin 840 et signifie l'échec définitif de l'unité territoriale carolingienne, car on voit immédiatement les fils du défunt empereur se déchirer autour de l'héritage ; mais de même qu'on s'accorde à parler de legs culturel, religieux, voire économique de la période carolingienne, ce fractionnement ne veut pas dire qu'il n'y ait pas d'héritage politique carolingien. On pense aujourd'hui que l'intérêt du problème consiste précisément à rechercher le lien entre facteurs internes et externes : dans l'équilibre perpétuellement précaire qui structure les relations entre les rois et l'aristocratie, les attaques extérieures font pencher la balance en faveur de cette dernière, car elle s'avère, à l'expérience, plus apte à défendre le territoire attaqué.
Sommaire:
Introduction
I) Division territoriale et collaboration entre les trois frères (840-855)
A. Le « tournant » politique des années 840-843 : déchirements familiaux
B. Un acte politique majeur d'interprétation délicate: le traité de Verdun (843)
C. Les conséquences du traité de Verdun : le régime de confraternité (843-855)
II) La dislocation définitive de l'ensemble carolingien (855-888)
A. La reprise des luttes entre les fils de Louis le Pieux (855-877)
B. La valse des rois carolingiens et l'ultime avatar unitaire (877-888)
C. Le rôle des attaques extérieures : Normands, Magyares, Musulmans
Conclusion