Résumé
Commentaire de l'arrêt Nicolo du Conseil d'Etat du 20 octobre 1989. Par l'arrêt Nicolo du 20 octobre 1989, le Conseil d'Etat a accepté d'écarter l'application d'une loi postérieure à un traité et qui lui est contraire. En admettant la primauté du traité sur la loi qui lui est postérieure, le juge administratif s'est libéré d'un interdit qu'il s'imposait pour des raisons de moins en moins convaincantes. Il met aussi fin à une double faille, dans l'ordre juridique français et européen, où il était la dernière des juridictions suprêmes des Etats membres de la Communauté Européenne à méconnaître la primauté du droit communautaire. Quelles sont les conditions d'application de l'article 55 de la constitution dans l'hypothèse où le traité est antérieur à la loi ?
Sommaire:
Introduction
I) Les fondements de la primauté du traité sur la loi postérieure
A. Les raisons qui ont fait que le Conseil d'Etat a opéré un revirement de jurisprudence
B. L'article 55 de la Constitution
II) Les effets de l'arrêt Nicolo sur le régime juridique des traités
A. Le contrôle par le juge administratif des conditions de ratification et de réciprocité
B. L'interprétation des traités par le juge
Conclusion