Résumé
Cours de Philosophie sous forme de dissertation abordant la conscience à travers ses différentes définitions.
Extrait:
Le mot conscience en français est ambigu, puisqu'il peut désigner soit la conscience psychologique, soit la conscience morale. Ainsi, lorsque « j'ai mauvaise conscience », « j'ai la conscience tranquille », ou « l'on procède à un examen de conscience », à chaque fois il s'agit de la conscience morale : la conscience du Bien et du Mal, de ce que l'on doit faire on ne pas faire. Le remords et le regret sont apparemment semblables, mais leur distinction nous permet de mieux saisir la conscience morale. En effet, on regrette un échec, un évènement, une action, mais le sentiment est ici dépourvu de toute dimension morale : le sujet n'est pas en cause moralement. Au contraire, dans le remords, l'on a conscience d'avoir mal agit, et cette conscience concerne notre propre valeur morale.
Afin d'appréhender la conscience psychologique, il nous suffit d'évoquer l'expérience quotidienne du sommeil, c'est-à-dire la perte de conscience, et mieux : de l'inconscience, qui est donc un état de la conscience. Perdre conscience signifie ne plus être présent à soi et au monde. De plus, la conscience psychologique est en réalité susceptible de degrés : on est plus ou moins conscient, inconscient. Par exemple, lorsque l'on somnole, on a une conscience vague du monde, que l'on perçoit grossièrement. Peut-on perdre totalement conscience ? (...)