Résumé
Alors que l'industrialisation croissante fait émerger à la fin du 19e siècle une nouvelle couche de pauvres, que propose la République bourgeoise pour l'intégration de ces groupes marginalisés, en particulier de ces ouvriers qui campent « aux portes des cités » ?
A travers trois types de réponses à cette question-clé de la "
Belle Epoque" - réponse patronale, régulation juridique et évolution de la pensée sociale - cette étude donne un bel aperçu d'une époque fascinante.
Extrait:
Le début du XXème siècle est marqué par la vague d'industrialisation entraînée par la 2nde révolution industrielle, et l'émergence d'un groupe social nouveau : le prolétariat industriel, qui pose aux élites, au personnel politique, enfin à ces groupes dominants, dirigeants qu'on peut recouvrir sous le terme de « République bourgeoise » la « question sociale », c'est-à-dire d'abord la « question ouvrière », et plus généralement la question des nouveaux pauvres, des exclus de la société. On rejoint là les analyses de Marx qui voit s'opposer bourgeois et prolétaires dans la « lutte des classes ». Cependant ceci nous amène à nous demander si on peut réellement parler de « lutte », ou s'il ne faut pas plutôt voir de la part de la « République bourgeoise » des tentatives pour désamorcer le conflit social.
En effet, il s'agit dans le contexte de la période – et il faut rappeler d'une part l'organisation croissante des revendications ouvrières au sein d'un syndicalisme qui s'affirme révolutionnaire, d'autre part le climat de peur en réaction à cette violence déclarée – il s'agit pour ces élites de la République de rétablir/d'assurer la cohésion sociale :
- Quelles sont alors les différentes attitudes face à la question sociale ?
- Quelles sont les différentes solutions proposées pour l'intégration des groupes marginalisés, en particulier donc les ouvriers qui campent « aux portes des cités » ?
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