Résumé
Note de synthèse sur le thème :
La haute bourgeoisie est-elle la dernière classe sociale existante ? Document réalisé d'après un entretien avec Monique et Michel Pinçon Charlot.
Extrait:
De l'intérêt d'étudier la haute bourgeoisie... « En 1999, les 100 foyers au sommet de la pyramide de l'ISF possèdent un patrimoine moyen de 866 millions de francs. »1 Pour autant, la haute bourgeoisie, dont cette statistique pourrait dessiner les sommets, ne se laisse pas réduire à la seule accumulation d'un capital économique ; d'autres critères entrent en jeu, qui sont encore plus difficiles à observer, tels que le capital social et le capital culturel. En effet, la haute bourgeoisie reste très avare d'informations sur son mode de vie, ses relations, et ses richesses. Cependant, « en raison même de ces obstacles, travailler sur les privilégiés est nécessaire. On ne saurait comprendre la société sans en connaître les sommets. »
De l'avenir des grands bourgeois du XXIème siècle... Beatrix Le Wita écrivait en 1988, « Ni vue, ni connue », la grande bourgeoisie peut espérer continuer à prospérer. L'image parfois véhiculée par les tabloïds tend à faire de la haute bourgeoisie un groupe à part, qui vit et se reproduit dans sa sphère, un monde inaccessible avec tout ce qui lui est propre. La haute bourgeoisie semble constituer un groupe bien délimité, aussi bien dans les représentations collectives que dans les faits que produit la sociologie. Peut-on néanmoins parler encore de la haute bourgeoisie comme d'une classe sociale ? En effet, les frontières entre (...)